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Je suis dans une situation, il est vrai bien moins préoccupantes que d'autres face au manque de flotte même si je n'ai pas eu de pluie significative depuis le dernier orage d'il y a plus d'un mois  maintenant et qui a laissé quelques traces dans les champs de mes voisins (pommes de terre et maïs).

Dès mon installation en 2004 et après quelques lectures fructueuses,, j'ai fait le choix de diversifier mes sources de fourrage avec deux ou trois éléments de décision comme l'autonomie fourragère, le prix de l'énergie ou encore la fragilité de certaines ressources naturelles dans un contexte de changement climatique.  Je ne regrette pas ces choix dans la mesure ou j'en avais la possibilité. Cependant je ne sens pas dans cette crise une volonté forte de nos organisations de préparer l'avenir avec les quelques éléments que je viens de citer et pourtant il y a urgence économique et climatique... Par exemple, stocker de l'eau, oui mais pour quoi en faire ???

J'ai l'intime conviction que le moindre incident climatique va ébranler l'agriculture hexagonale du fait de sa fragilité économique (revenus aléatoires et tendance à la spécialisation des territoires), de sa dépendance aux aides publiques et au pétrole. C'est la raison pour laquelle je crois à l'ugence de se poser et de dessiner l'agriculture de demain.

 

Je viens de découvrir les propositions du Conseil Régional de Poitou Charente concernant la sécheresse et dans un même temps, j'observe l'habileté de Bruno Le Maire pour pas "sortir un rond" et faire reposer la solidarité sur les paysans eux même...

Extraits:

"Le Conseil Régional a voté hier, sur proposition de Ségolène Royal, des actions d'urgence face à la sécheresse et à la pénurie d'eau.

·                 une aide d'urgence pour les éleveurs, de 1000 euros par exploitation,  pour l'acquisition ou le transport de fourrage. Pour les 5200 exploitations concernées de la région, il s'agit d'une première aide immédiate, dans l'attente des aides de l'Etat ou des assurances. Cela représente un effort de 5 millions €, qui devrait être utilisé en priorité pour le transport des fourrages ;

·                 la mise en place, avec Solidarité Paysans, d'une plate-forme mettant en relation les disponibilités en fourrage et les besoins des éleveurs, en encourageant la mise à disposition gratuite (sauf coûts de coupe et de transports)

·                  pour mieux préparer l'avenir, car cette sécheresse traduit une répétition, après notamment celle de 2007, une mesure d'aide à la dés-irrigation des producteurs de céréales grâce à la production de soja, avec une aide de la Région à l'hectare, pour une cible de 2000 ha rendus plus économes en eau . C' est un budget de 1,5 million € (en cinq ans) "

"Bruno Le Maire a annoncé ce mardi des indemnisations pour les agriculteurs. Le fonds national de garantie des calamités agricoles sera mobilisé "à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros". Le Crédit Agricole va par ailleurs mettre à disposition des agriculteurs 700 millions d'euros de prêts de trésorerie." (La tribune)