La fin du V-I-H (voiture, industrie, hypermarché) ?
Demain, se tient une réunion à l'Elysée sur le partage des marges sur les produits alimentaires. Et le patron de Carrefour s'y prépare...
"Le directeur général de Carrefour Lars Olofsson estime que la modération des marges de la distribution ne peut répondre seule aux difficultés structurelles du monde agricole, dans un point de vue publié par lemonde.fr, à la veille d'une réunion sur ce sujet à l'Elysée.
Mais le patron de Carrefour souhaite également proposer au gouvernement la création d'un fonds de conversion à l'agriculture biologique, alors que son groupe est contraint, dit-il, "de se fournir hors de France pour plus de 50% de ses besoins en bio". Il se déclare "prêt à doter ce fonds de dix millions d'euros".
Pour soutenir la consommation et "pour offrir plus de débouchés aux productions agricoles, M. Olofsson est aussi favorable à une "libéralisation de la communication publicitaire sur les fruits et légumes, afin de pouvoir promouvoir tout au long de l'année les produits de nos terroirs".
Enfin, "le gouvernement pourrait, comme il l'a déjà fait pour les chèques emploi services universels, proposer aux Français les plus défavorisés des coupons produits frais d'un montant de 200 euros, pour leur permettre de manger sainement et soutenir la production agricole", suggère M. Olofsson." (source : AFP)
Je ne sais pas bien ce que cela vaut mais je ne me fais pas beaucoup d'illusions sur l'efficacité du partage des marges, médiatique probablement, mais rien d'autre. La Grande Distribution n'est pas la seule responsable de cette situation mais elle est dans l'histoire récente l'accélérateur d'une société Voiture-Industrie-Hypermarché qui est en train d'abimer la france des territoires et des terroirs pour reprendre le patron de Carrefour !
Alors selon moi, il est surtout grand temps de construire autre chose...












Certitude: la responsabilité engagée est aussi celle des consommateurs qui par facilité pratiquent bien trop régulièrement le système Voiture-hypermarché-malbouffe. Moins il y aura de consommateurs de malbouffe, moins il y aura de fabricants de malbouffe.